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Histoire

tableau du MCG

MCG 1971026-4123

Windy Day in the British Assault Area, par Anthony Law

C. Anthony law, maître des arts et de la mer

par la lieutenante de vaisseau Pat Jessup

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Introduction

La création du Fonds des souvenirs de guerre canadiens et la nomination officielle de peintres chargés d’illustrer les efforts du Canada durant la Première Guerre mondiale ont ouvert la voie à un autre programme, une génération plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale. Au début des hostilités, en 1939, la Grande-Bretagne a créé un comité consultatif des artistes militaires, qui s’inspirait du programme canadien de la Première Guerre mondiale, et a ainsi été le premier pays à demander la réalisation d’œuvres d’art militaire. Au Canada, le gouvernement de Mackenzie King, qu’une mesure similaire n’enthousiasmait pas, n’a autorisé le programme d’art militaire qu’à la fin de 1942, trois ans après l’entrée en guerre du pays. Une fois officiel, le programme d’art commémoratif de la guerre a admis 15 officiers1 possédant les compétences artistiques requises. Les titulaires de trois de ces postes étaient chargés de représenter « de façon vivante et véridique2 » la marine canadienne en guerre.

Après la guerre, attestant l’importance de la collection d’art militaire, le chef d’état-major de la Marine, le vice-amiral G. C. Jones, écrivait : « Le froid réalisme de l’appareil photo et les couleurs vivantes du peintre ont, au cours de cette guerre, permis au peuple canadien de connaître beaucoup mieux que jamais auparavant le travail et les objectifs de la marine3. »

Le présent article traite du service durant la guerre et de la carrière de C. Anthony Law, qui a participé deux fois au programme d’art militaire. Law, qui était officier dans la Marine royale du Canada, était particulièrement qualifié pour devenir peintre de guerre officiel, vu ses réalisations militaires et sa formation en arts plastiques.

Les premières influences

Né en 1916, dans un milieu privilégié, de parents canadiens vivant à Londres durant la Grande Guerre, Law a grandi à Québec, mais passait l’été tour à tour dans le Muskoka et en Gaspésie, chez ses grands-parents. Très tôt, il s’est montré habile de ses mains. Il a construit un voilier et est devenu un plaisancier expérimenté et passionné. Étant donné qu’il était aussi fasciné par la peinture et qu’il était doué, sa mère et son grand-père paternel l’ont encouragé à devenir artiste. Toutefois, « désapprouvant ses aspirations artistiques4 », son grand-père maternel, ancien juge de la Cour de l’Échiquier, l’a persuadé de poursuivre des études plus traditionnelles à l’Université d’Ottawa. C’était durant la dépression. L’argent était rare, et l’offre de soutien financier du grand-père était irrésistible. Law a donc quitté Québec pour Ottawa.

En 1935, un ami de la famille, l’anthropologue Marius Barbeau5 des Musées nationaux du Canada, a fait découvrir à Law la collection du Groupe des Sept de Eric Brown, exposée à la Galerie nationale du Canada6. Brown collectionnait les œuvres du Groupe des Sept depuis 1922. Il entreposait sa collection dans l’Édifice commémoratif Victoria, l’actuel Musée canadien de la nature à Ottawa. Law a été fasciné. Il est devenu membre de la société artistique d’Ottawa et a étudié sous Franklin Brownell, Frank Hennessey et Frank Varley7, qui l’ont tous encouragé à faire carrière dans le domaine qui l’attirait.

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Decommissioning, Rainy Weather, Sydney, N.S., par Anthony Law

Hennessey était particulièrement prévenant. Il a emmené Law peindre dans les collines de la Gatineau et en Gaspésie; il lui a appris à saisir les reflets sur l’eau et les couleurs de la neige. Plus tard, Law est allé plusieurs fois dans le Nord pendant son service au sein de la Marine royale du Canada et il s’est épris des eaux noires, des glaciers bleus et des icebergs imposants. Après avoir quitté l’armée, il est retourné sept fois dans le Nord, la dernière fois en 1996, année de sa mort. Une de ses dernières toiles, Melville Bay, Greenland, révèle l’influence de Hennessey sur sa carrière, qui a duré 60 ans.

En 1937, à l’occasion de sa première exposition individuelle, à Québec, d’éminents critiques ont parlé du « traitement fort et viril » de ses sujets et du « caractère typiquement canadien8 » de ses paysages. À 21 ans, il a reçu le prestigieux prix Jessie Dow9 pour Approaching Storm. Ce prix a donné à sa carrière le même élan que la bourse Guggenheim a donné à la carrière du peintre de l’Aviation royale du Canada, Carl Schaefer10.

Law a ensuite étudié à Montréal avec le célèbre diplômé de l’Académie Julian, Percyval Tudor-Hart11. « Il m’a fait travailler fort durant les deux ans et demi que j’ai passé avec lui [...]. Il m’a enseigné tout ce que je connais de la composition, du mélange et de l’harmonie des couleurs, de ce qu’il faut faire et de ce qu’il ne faut jamais faire12 », déclare-t-il.

Le départ pour la guerre

Lorsque la guerre a éclaté, en 1939, Anthony Law s’est enrôlé dans la Réserve des volontaires de la Marine royale canadienne13. Vu son expérience de la navigation, il a aussitôt été affecté aux forces côtières de la marine britannique, dans lesquelles il pilotait des vedettes lance-torpilles. Ces vedettes étaient des petits bâtiments rapides et robustes, dotés d’un équipage de 17 personnes et armés de torpilles et de grenades sous-marines. Les équipages de ces vedettes conçues pour naviguer dans des eaux peu profondes étaient renommés pour l’audace avec laquelle ils pénétraient en territoire ennemi, harcelant les convois côtiers, affrontant les E-Boot allemands14 et attirant les destroyers allemands hors des zones sûres pour les amener à portée des navires de guerre alliés. Cette activité excessivement dangereuse et stressante avait un prix. Law, cité deux fois à l’ordre du jour15, peignait « pour rester sain d’esprit16 ». L’œuvre qu’il a produite à cette époque n’est pas passée inaperçue.

Même si, au début, le gouvernement ne parrainait aucun programme d’art de la guerre17, le très honorable Vincent Massey, qui occupait le poste de haut-commissaire du Canada au Royaume-Uni, gardait à l’œil les artistes professionnels servant en Angleterre. En 1942, après avoir vu deux toiles de Law à une exposition organisée par Kenneth Clark, il a écrit au directeur de la Galerie nationale du Canada, H. O. McCurry :

« Bien que le programme des peintres de guerre ne soit pas encore organisé, il y a, vous le savez, deux ou trois personnes qui dépeignent les activités de nos services ici. [...] Un jeune officier dénommé Law, qui étudiait les beaux-arts avant la guerre, a peint des toiles très saisissantes durant les quelques heures où il n’était pas à bord de sa vedette, dans la Manche18. »

En 1943, la Marine royale du Canada a mis ses vedettes en service au sein de la flotte britannique. Pendant que Law attendait l’arrivée des navires, il a été temporairement nommé peintre de guerre officiel pour une période de dix semaines. Il a été affecté à Scapa Flow, dans les Orcades, un mouillage stratégique du Nord, où la Home Fleet pouvait sans danger déployer des navires pour protéger les convois dans l’Atlantique Nord et ceux qui ravitaillaient le port de Mourmansk, en Russie. Law occupait alors un emploi temporaire qui lui procurait une certaine joie de vivre19 et il a capté la puissance de la flotte septentrionale en peignant les NCSM Haida, Chaudière, Huron et Restigouche.

Overlord et après

L’intensité de la longue bataille contre les sous-marins allemands dans l’Atlantique Nord ayant diminué à partir du printemps 1943, la guerre navale s’est déplacée vers la Manche, en prévision du débarquement en Normandie. Les forces armées du Canada joueront un rôle majeur dans cette campagne. Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, dont la 29e flottille de Anthony Law, et plusieurs destroyers canadiens de classe Tribal se sont joints à la 10e flottille britannique afin de soutenir la flotte britannique qui frappait comme l’éclair à partir de Plymouth. La 10e flottille, qui avait pour rôle principal de détruire les navires de guerre ennemis20 dans la Manche et d’affaiblir les défenses ennemies en vue du débarquement, faisait des sorties nocturnes expéditives21 contre les forces ennemies. Le jour du débarquement, Law a mené 15 attaques. Il a été décoré de la Croix du Service distingué pour sa bravoure22.

Le peintre de guerre Orville Fisher a débarqué avec la force d’invasion en faisant des croquis sur du papier imperméabilisé23, c’est vrai, mais la vie à bord d’une vedette ne se prêtait pas à la peinture en plein air. Law se fiait à sa mémoire prodigieuse pour se rappeler les combats nocturnes auxquels il avait pris part. Il a produit une multitude de croquis24 et de peintures25 qui représentaient les vedettes filant dans la Manche durant la campagne de Normandie. Le dessin à la plume Battle with Six R-Boats off Le Havre, 6/7 June 1944 en est un exemple. Pour le Toronto Telegram, Law dépeint de manière saisissante « l’opulence des couleurs, la rapidité des actions et la rigueur de la discipline pendant la guerre dans les eaux de l’Atlantique Nord26 ».

Les autres artistes de la marine ont vécu une expérience différente en tentant de capter la vie à bord des convois traversant l’Atlantique. Grant MacDonald, Tom Wood, Frank Leonard Brooks et Thomas Harold Beament, frustrés par les longs voyages en mer et le peu d’action, se sont tournés vers le portrait27 et la représentation de la vie quotidienne des marins. Law, qui était chaque jour dans le feu de l’action et qui en voyait plus que sa part, a surtout dépeint les combats, dont il décrit comme suit la terrible beauté :

« Certains sujets, par exemple les phases des combats, forment dans l’esprit des scènes inoubliables, comme les belles constellations des obus éclairants, l’artillerie antiaérienne, les horreurs de la guerre, les navires qui coulent ou qui brûlent [...]. Je me rappelle une nuit où nous avons rencontré un grand convoi ennemi fortement escorté. L’ennemi a tiré 12 obus éclairants dans le ciel qui était si beau. On se serait cru le 24 mai.

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Survivors, Normandie, off Le Havre, par Anthony Law

C’est le sujet de ma toile qui représente nos bâtiments en pleine nuit et montre tous les détails en raison de la lumière brillante que donnent les obus éclairants. Pendant que la bataille se déroulait, le jour s’est levé, et nous voyions les navires du convoi ennemi se profiler à l’horizon. C’est une scène que je revois encore aujourd’hui. C’était tout simplement inoubliable et facile à reproduire sur une toile28. »

Les vedettes ont continué à combattre l’ennemi près des côtes françaises, belges et hollandaises pendant neuf mois, subissant un taux de pertes de 37 %. Dans White Plumes Astern, Law fait la chronique de la vie brève et audacieuse de la flottille de vedettes lance-torpilles du Canada et parle souvent du courage et de la camaraderie de ses équipages. Le malheur a toutefois frappé cette flottille en février 1945, pendant qu’elle était à quai à Ostende, en Belgique. Une explosion accidentelle l’a détruite et a coûté la vie à 64 marins. Cette nouvelle a bouleversé Law, qui était alors en Angleterre. La victoire en Europe étant imminente, il était moins important d’avoir une grande flotte de défense côtière et les autorités ont décidé de ne pas reconstituer la 29e flottille. Law s’est retrouvé sans navire à commander.

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Canadian Tribal Destroyers in Action, par Anthony Law

Le retour au pays

Rapatrié au Canada, Law a été réaffecté au programme d’art commémoratif de la guerre, où il est resté jusqu’à la suppression du programme, en 1946. Très éprouvé par la perte de ses hommes et de la flotte de vedettes, il a passé les neuf mois suivants à peindre frénétiquement, comme s’il « essayait d’exorciser la guerre par la peinture29 ». Son œuvre a perdu la « confiance de la jeunesse30 » et a pris une tonalité sobre et tragique inattendue. Graveyard Sorel montre des corvettes retirées du service à la fin de la guerre, attendant d’être réformées. Les reflets profonds, la troublante palette de violets et la verticalité des traits créent un calme atypique : les navires, qui ne sont plus d’aucune utilité, semblent attendre tristement leur sort. L’aquarelle légère et claire de Leonard Brooks sur le même sujet, Ghost Ships, Halifax, est presque gaie en comparaison.

Law admettait que la représentation des êtres humains lui posait problème. Il peignait des personnes uniquement pour « donner de la perspective et une idée des dimensions31 » de son œuvre, comme l’illustre son dessin à la plume, Carpenter Girls in Cool Green Overalls. Il fait toutefois une exception dans son vibrant portrait Survivors, Normandy32, car il connaît bien le sujet. Peinte durant sa période de deuil, l’œuvre est une reconstitution du torpillage d’une vedette et du sauvetage de son équipage épuisé. Elle montre des hommes accrochés à des radeaux à l’avant-plan et près de la vedette au loin. Sauf pour l’incendie qui dévore le bâtiment en train de couler, le tableau est dominé par des tons de violet et de bleu foncé, qui en accentuent le désespoir. La lumière de l’incendie éclaire les muscles fatigués et les corps pliés, que Law trace au moyen de traits nerveux. L’équipage est vidé de tout ressort. Jack Nichol traite de façon semblable le personnage représentant le désespoir dans Normandy Scene, Beach in Gold Area. Par la suite, Law est revenu à une approche plus impersonnelle des êtres humains, qui rappelle la façon dont Paul Nash et A. Y. Jackson représentent les soldats de la Première Guerre mondiale : des figurants sur la scène mondiale.

Canadian Tribal Class in Action, une toile sombre et, à première vue, paisible, peinte après Ostende, représente le combat du 25 au 26 avril 1944, au cours duquel des destroyers canadiens de classe Tribal et des navires de la marine britannique ont affronté trois destroyers allemands au large de la France et en ont coulé un. Durant la bataille, un obus éclairant tiré par le Black Prince britannique a exposé les Allemands qui battaient en retraite. D’après Law, la nuit n’a pas été particulièrement calme, étant donné que les destroyers alliés se rapprochaient et ouvraient le feu. « Ils ont cette nuit-là livré une dure bataille aux destroyers allemands. Ils en ont poussé un sur les rochers [...]. Il est très difficile de peindre les engagements nocturnes [...], les obus éclairants qui descendent [...]; on se sent nu lorsque l’ennemi en lance un au-dessus de la vedette lance-torpilles où l’on se trouve33 », écrit-il.

Moins de neuf mois après34, Law, revigoré, était revenu à son style vigoureux et à sa palette vibrante. Windy Day in the British Assault Area montre les vedettes qu’il aime, laissant derrière elles un sillage blanc, surveillant une force d’assaut qui se déplace plus lentement le jour du débarquement. Sa palette particulièrement vivante de bleus et de jaunes, conjuguée à de puissants traits en diagonale et à de grands et larges coups de pinceau, donne de l’énergie aux minuscules navires canadiens qui fendent vigoureusement la mer agitée en direction du Scylla, le navire de commandement et de contrôle de la force côtière britannique35. « Espiègles, les vedettes filaient sans s’arrêter en soulevant des panaches semblables à la queue déployée de l’orgueilleux paon et en laissant un sillage s’apparentant aux ailes puissantes de la mouette36 », écrit Law.

Conclusion

Law a peint 29 toiles et 75 croquis à l’huile durant la brève période où il a été peintre de guerre officiel. Dépassant de beaucoup les exigences du Comité des peintres de guerre du Canada, Law a certainement rendu justice à l’histoire, et ses œuvres méritent d’être exposées partout. Tout comme Houses at Ypres, de A. Y. Jackson, Destruction of Old Chelsea Church (London), 1945 atteste de l’habileté et du talent avec lesquels un artiste filtre ce qu’il voit afin de trouver de la beauté dans les sujets et les conditions les plus horribles. Malgré sa productivité durant la guerre, Law estimait avoir perdu cinq années de perfectionnement professionnel en tant qu’artiste37 et il a décidé, après sa démobilisation, de faire carrière dans la force permanente de la Marine royale du Canada. Son profond engagement envers le Canada est un trait remarquable. En 1943, il a rejeté l’offre d’un poste à temps plein dans le cadre du programme d’art commémoratif de la guerre38, car il estimait qu’il servirait mieux son pays en combattant.

Après la guerre, une nouvelle menace pour la paix mondiale, posée par l’accroissement de la puissance militaire de l’Union soviétique, a remplacé la menace nazie. Travaillant étroitement avec les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord dans l’Atlantique et le Pacifique, la marine canadienne a surveillé les navires et les sous-marins du bloc soviétique durant la guerre froide. Law a continué à peindre lorsqu’il sillonnait l’Atlantique Nord à la recherche de navires soviétiques et a été surnommé le « commandant qui peint39 ». En fait, il est redevenu peintre de guerre non officiel en représentant cette guerre non déclarée.

Lorsqu’il a pris sa retraite en 1966, Law, alors capitaine de frégate, est vite devenu partie du paysage artistique canadien et il a été nommé artiste en résidence à l’université Saint Mary’s en 1967. Bernard Riordon écrit à propos de son œuvre postérieure à la guerre : « Ses tableaux dépeignent les paysages de la Nouvelle-Écosse et du Canada avec un réalisme vigoureux et audacieux. Dans la tradition du Groupe des Sept, par leur fraîcheur et leur vigueur et par l’honnêteté de leur intention, ses œuvres montrent un point de vue bien canadien40. »

Le capitaine de frégate Tony German décrit Law comme un « homme de petite taille, sérieux et posé41 » possédant les qualités nécessaires pour mener des hommes au combat, c’est-à-dire : « la vivacité d’esprit, l’innovation et le leadership42 ». C’est peut-être la meilleure façon de décrire la vie de Law en général. Passionné de peinture jusqu’à la fin, Law est décédé le 14 octobre 1996, à son domicile, à Williams Lake. « Je n’ai pas besoin de pierre tombale, a-t-il dit à sa famille et à ses amis. Tout est là, accroché aux murs43. »

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Pat Jessup est responsable des relations communautaires et publiques au sein des Forces maritimes de l’Atlantique. Elle est inscrite à l’université Saint Mary’s, où elle poursuit des études de cycle supérieur axées sur l’art militaire naval durant la bataille de l’Atlantique.

Notes

  1. Le nombre de postes a, plus tard, été porté à 32, dont 6 ont été réservés à la marine.
  2. Annexe B, Comité des peintres de guerre du Canada, instructions à l’intention des peintres. [TCO]
  3. Grant MacDonald, Sailors, Macmillan, Toronto, 1945, p. iii. [TCO]
  4. Conversation avec l’épouse de l’artiste, madame Jane Law, le 11 juillet 2004. [TCO]
  5. Voir le site Web de la galerie McMichael à l’adresse www.mcmichael.com/. Marius Barbeau était un grand adepte du Groupe des Sept et de l’art nationaliste.
  6. Bernard Riordon, C. Anthony Law, a Retrospective, catalogue de l’exposition présentée au Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse, à Halifax, du 12 mai au 25 juin 1989.
  7. Durant la Première Guerre mondiale, Frank Varley était peintre de guerre officiel dans le cadre du programme d’art commémoratif de la guerre et membre du Groupe des Sept.
  8. Riordon, op. cit. [TCO]
  9. Visiter l’adresse www.canadianclubny.org/ Considéré comme le prix artistique le plus prestigieux du Canada, le prix Jessie Dow est décerné par le Musée des beaux-arts de Montréal aux peintres à l’huile et aux aquarellistes.
  10. Visiter l’adresse www.civilization.ca/cwm/artists/schaefer1fra.html.
  11. Alasdair Alpin MacGregor, Percyval Tudor-Hart, 1873-1954, Portrait of an Artist, Macmillan, Londres, 1961, p. 228-232.
  12. ibid., p. 230. [TCO]
  13. Les membres de la Réserve des volontaires de la Marine royale canadienne n’avaient, après la guerre, aucune obligation envers le Canada et pouvaient retourner à la vie civile.
  14. Le E-Boot est l’équivalent allemand de la vedette lance-torpilles britannique.
  15. Voir l’Ordonnance administrative des Forces canadiennes 18-27 à l’adresse www.smafinsm.forces.gc.ca/admfincs/subjects/cfao/018-27_f.asp. Citation à l’ordre du jour. Distinction honorifique militaire canadienne, attribuée par la souveraine, en reconnaissance d’une conduite courageuse, de dévouement ou pour toute autre forme de service distingué. Le 31 mars 1942, Law a été cité « pour l’audace et la détermination dont il a fait preuve au cours de son service à bord des vedettes lance-torpilles de Sa Majesté, à l’occasion d’attaques diurnes en combat rapproché, et contre des forces bien supérieures, les croiseurs allemands Scharnhorst et Gneisenau et le croiseur Prinz Eugen ». Bernard Riordon, d’après les dossiers de l’artiste.
  16. David J. Bercuson et J. L. Granatstein, Dictionary of Canadian Military History, Oxford University Press, Toronto, 1992, p. 114. [TCO]
  17. C’est à la suite de pressions constantes exercées par A. Y. Jackson, H. O. McCurry et Vincent Massey sur le gouvernement de Mackenzie King que le programme d’art de la guerre a vu le jour, en 1943. Des artistes canadiens de renom, désireux de participer à un programme de ce genre, étaient outrés de l’indifférence que le gouvernement a manifestée durant les trois premières années de la guerre. Charles Comfort et al., « Canada at War. A Symposium on Art in War Time », Maritime Art, vol. 2, no 3, février-mars 1942.
  18. Laura Brandon, Canadian Military History, vol. 6, no 1, printemps 1997, p. 100. Archives de la Galerie nationale du Canada, Correspondence with War Artist, 5.42.L, d’après les dossiers de l’artiste conservés au Musée canadien de la guerre. [TCO]
  19. ibid., p. 99.
  20. Marc Milner, Canada’s Navy: The First Century, University of Toronto Press, Toronto, 1999, p. 144.
  21. Visiter l’adresse <www.readyayeready.com/ dday/page2.htm>. On estime que 230 navires ennemis sillonnaient la Manche, dont 16 destroyers, 50 E-Boot et 60 H-Boot, des chalutiers armés, des dragueurs de mines, etc. Entre le 23 juillet et le 23 août 1944, la 10e flottille a coulé 35 navires, dont 4 destroyers, et en a endommagé 14 autres.
  22. Visiter l’adresse www.vac-acc.gc.ca/ remembers_f/sub.cfm?
    source=collections/cmdp/mainmenu/group01/dsc
    . La Croix du Service distingué était décernée aux adjudants et aux lieutenants de la marine en reconnaissance de services méritoires ou distingués au combat.
  23. Dean F. Oliver et Laura Brandon, Canvas of War, Douglas & McIntyre, Vancouver, 2000, p. 123.
  24. Plusieurs croquis de Law illustrent White Plumes Astern.
  25. Conversation avec madame Jane Law, le 11 juillet 2004. Law était un artiste infatigable qui, au cours des dernières années de sa vie, peignait parfois un tableau par jour. Il produisait des toiles de grandes dimensions, principalement à l’aide d’un couteau à palette, et penchait vers l’abstrait. Il préférait travailler directement sur la toile, sans faire d’ébauche.
  26. Toronto Telegram, le 20 juin 1942. [TCO]
  27. Barry Lord, The History of Painting in Canada, Toward a People’s Art, New Canada Publications, Toronto, 1974, p. 186. Durant l’entre-deux-guerres, les peintres socioréalistes et les muralistes ont commencé à s’intéresser au portrait. Les dessins de Miller Brittain sur les murs de l’hôpital de Saint John en sont un exemple.
  28. The Quebec Chronicle-Telegraph, décembre 1943. [TCO]
  29. Conversation avec madame Jane Law, le 11 juillet 2004. [TCO]
  30. Brandon (1997), op. cit., p. 99. [TCO]
  31. Dépliant sur l’art militaire, le 29 juillet 2004. [TCO]
  32. Riordon, op. cit., p. 9.
  33. Oliver et Brandon, op. cit., p. 113. [TCO]
  34. Conversation avec madame Jane Law, le 25 juillet 2004. [TCO]
  35. Les commandants des vedettes se réunissaient chaque jour à bord du Scylla pour planifier les opérations de la nuit. Anthony Law, White Plumes Astern, Nimbus Publishing, Halifax, 1989, p. 74.
  36. ibid., p. 69. [TCO]
  37. Conversation avec madame Jane Law, le 11 juillet 2004.
  38. Visiter l’adresse www.forces.gc.ca/site/newsroom/
    view_news_f.asp?id=1261
    . À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le programme d’art de la guerre a été interrompu, et, jusqu’en 1968, année où les Forces canadiennes ont mis sur pied le Programme d’aide aux artistes civils, il n’existait aucun programme officiel d’art militaire au Canada. Le 6 juin 2001, le Programme d’arts des Forces canadiennes a été mis en vigueur pour « donner aux artistes de partout au pays l’occasion de travailler à l’aide d’une multitude de techniques à saisir le caractère humain des militaires, leurs activités quotidiennes et l’esprit des Forces canadiennes. Ce faisant, le programme offre au public canadien un témoignage durable de ces femmes et de ces hommes à l’œuvre ».
  39. Lorsque Law servait à bord du porte-avions canadien Magnificent, il a formé parmi l’équipage une classe d’artistes qui ont affectueusement été surnommés les « Maggie’s Drawers ». Le Ottawa Journal du 23 octobre 1952 rapporte l’accueil favorable réservé aux œuvres des artistes du Magnificent exposées à la galerie Zwicker’s, à Halifax. Conversation avec madame Jane Law et monsieur Ian Muncaster, de la galerie Zwicker’s. [TCO]
  40. Visiter l’adresse www.twrsoft.com/ross/tony01.htm. Bernard Riordon, ancien directeur du Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse et actuel directeur de la Beaverbrook Art Gallery de Fredericton, a présidé en 1989 l’exposition rétrospective sur Law au Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse.
  41. Tony German, The Sea is at Our Gates: The History of the Royal Canadian Navy, McClelland & Stewart, Toronto, 1999, p. 166. [TCO]
  42. ibid. [TCO]
  43. Bill Twatio, « A Sailors Legacy, C. Anthony Law (1916-1996) », Esprit de corps, vol. 5, no 10, p. 11. [TCO]

Cinquantième anniversaire
Le Canada et le maintien de la paix

L’histoire, l’évolution, les perceptions

Université d’Ottawa
du 11 au 14 mai 2006

Le Canada et le maintien de la paix

Ce qu’il a été, ce qu’il n’a pas été, ce qu’il pourrait être.

L’Organisation pour l’histoire du Canada, le Collège militaire royal, l’université d’Ottawa, Carleton University, le Musée canadien de la guerre, l’Association des Nations unies du Canada et le ministère de la Défense nationale présentent une conférence pour célébrer le 50e anniversaire des opérations de paix canadiennes.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Alex Morrison à sandym@mail.com ou visiter le site Web www.orghistcanada.ca

Principaux conférenciers : l’ambassadeur Allan Rock, le général Richard Hillier, le lieutenant général (retr.) Roméo Dallaire, Alex Morrison, J. L. Granatstein, Jacques-Paul Klein, Robert Jackson et Sir Marrack Goulding