LES RÉSERVES

Photo du MDN 2011-0230-240 par le sergent Jean-François Néron.

Des réservistes des Fusiliers du Saint-Laurent, 35e Groupe-brigade du Canada (35 GBC), développent leurs compétences pendant un exercice de traversée du fleuve.

Les Forces armées canadiennes : une nouvelle vision pour les forces de réserve

par Rob Roy MacKenzie et Howard G. Coombs

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Le major-général (Mgén) R.R.E. MacKenzie, OMM, CD est un réserviste à temps partiel qui est le chef — Réserves et appui de l’employeur (CRAE). Son bureau est situé au Quartier général de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes. Il travaille par ailleurs à temps plein à titre de sergent de patrouille au sein du Service de police de Vancouver. Le Mgén MacKenzie a commandé des unités à tous les niveaux, depuis celui du peloton jusqu’à celui de la brigade, et il a pris part à des opérations à Chypre, en Amérique centrale et en Afghanistan. Quand il a été promu brigadier-général, il est devenu commandant adjoint de la 3e Division du Canada, puis chef d’état-major de la Réserve de l’Armée de terre, au Quartier général de l’Armée canadienne, avant de devenir major-général et d’assumer son poste actuel en 2019.

Le colonel (Col) Howard G. Coombs, OMM, CD, Ph. D. est lui aussi réserviste à temps partiel de l’Armée canadienne et il travaille au bureau du Chef — Réserves. Dans le civil, il est professeur adjoint et directeur associé – Programme des études sur la guerre au Collège militaire royal du Canada, à Kingston (Ontario). Le Col Coombs a déjà été commandant de brigade et a pris part à des déploiements opérationnels en Croatie, en Bosnie-Herzégovine et en Afghanistan (à deux reprises). Il a obtenu son doctorat en histoire militaire à l’Université Queen’s, également située à Kingston. Dans ses recherches, il s’intéresse particulièrement aux études militaires professionnelles canadiennes ainsi qu’aux opérations et à l’instruction militaires des Forces armées canadiennes.

La Force de réserve est une composante essentielle des Forces armées canadiennes […] Ainsi, nous mettrons en œuvre une nouvelle vision pour la Force de réserve et nous nous donnerons les objectifs suivants :
  • Permettre aux unités et aux formations de la Force de réserve de fournir une capacité à temps plein à l’aide d’un service à temps partiel;
  • Faire en sorte que les réservistes soient une composante bien intégrée de la force totale;
  • Former, préparer et équiper adéquatement un nombre suffisant de réservistes afin qu’ils soient prêts à participer aux opérations au pays et à l’étranger.
Qu’une tâche ou une fonction soit effectuée par un membre de la Force régulière ou de la Réserve, le résultat sera toujours une excellence opérationnelle indiscernable. Le progrès vers cet objectif est déjà en cours, mais il doit être élargi à la grandeur des forces armées afin d’assurer que les Forces armées canadiennes soient réellement intégrées et qu’elles produisent des résultats opérationnels efficaces.

~ Canada, ministère de la Défense nationale, Protection, Sécurité, Engagement (juin 2017)1

Introduction

En matière de sécurité, la situation au XXIe siècle s’est caractérisée par l’incertitude, l’instabilité et les changements rapides. Les adversaires peuvent être des individus ou des groupes, aussi bien que des États. Ils tirent leur force de l’information et de la technologie, ils présentent des dilemmes difficiles à prévoir et ils sont en mutation constante. Ces défis constituent parfois des menaces à la sécurité se situant sous le seuil de celles qui engendrent des conflits armés. En outre, les adversaires sont souvent organisés en réseaux et peuvent agir rapidement pour exploiter les faiblesses perçues. Ainsi, les méthodes familières de défense et de sécurité sont moins fréquemment utilisées, ce qui a ouvert la voie à de nouvelles méthodes, la conjoncture évoluant en accéléré. En raison du tout dernier défi que pose la COVID-19, les Forces armées canadiennes (FAC) ont non seulement dû tenir compte des effets de la maladie sur leur personnel militaire et civil, mais aussi ils ont dû dresser des plans de contingence sur les moyens à prendre pour respecter leurs engagements opérationnels, tout en protégeant et en préservant leur effectif en vue de l’avenir. De plus, afin de fournir une aide efficiente et efficace aux autorités civiles, il a été essentiel pour les FAC de prioriser les formes de soutien à leur égard et de cerner la meilleure façon d’apporter leur contribution pour atténuer les effets de la pandémie. Tous ces facteurs ont assujetti à une pression inattendue les structures du Canada en matière de défense et de sécurité. Au milieu de problèmes de sécurité en constante évolution, les FAC doivent comprendre et, autant que possible, prévoir les besoins futurs au chapitre de la défense et dresser des plans en conséquence. En particulier, le Canada et les FAC ont besoin de mettre sur pied, de soutenir et de maintenir une Force de réserve prête, pertinente, motivée et capable d’intervenir en tant que ressource stratégique et opérationnelle, et ce, dès maintenant ainsi que pour de nombreuses années à venir.

Page couverture de la politique « Protection, Sécurité, Engagement. »

Défense nationale/Gouvernement du Canada.

Travaillant de concert avec ses homologues responsables de la mise sur pied des forces, l’équipe du Chef — Réserves et appui de l’employeur (CRAE) entend aider à mettre pleinement en œuvre la vision clairement formulée de la Réserve intégrée décrite dans Protection, Sécurité, Engagement : la politique de défense du Canada2. C’est là une vision qui doit son origine à l’environnement de sécurité complexe d’aujourd’hui, comme l’explique la note de fin de document no 2. Afin d’aider les FAC à atteindre les objectifs liés à la Réserve qui sont énoncés dans la politique précédemment nommée, le CRAE fournit des conseils se rapportant expressément à la Réserve au chef d’état-major de la Défense et aux dirigeants supérieurs. Cette aide se répartit principalement entre quatre secteurs d’efforts qui tendent à la réalisation des objectifs fixés dans la politique de 2017 en ce qui concerne la Réserve : 1) favoriser l’intégration institutionnelle; 2) soutenir la conservation des effectifs; 3) en apprendre auprès de nos alliés et de nos partenaires internationaux; 4) agir au sein de toutes les FAC et à l’extérieur de celles-ci. Pour que cet effort aboutisse, il est essentiel de comprendre l’idée d’« intégration » dans le contexte de la politique3.

Photo du MDN PA03-2015-0217-005 par le caporal Mark Schombs.

Des membres de l’artillerie de la Première réserve et de la Force régulière de la 4e Division du Canada participant à l’exercice Stalwart Guardian montent à bord d’un hélicoptère CH‑147 Chinook de Boeing dans le cadre d’un exercice d’intégration de mortiers à la Garnison Petawawa, le 19 août 2015.

L’intégration de la Réserve : le cœur de la question

Depuis plus de quatre siècles, les forces de réserve des FAC jouent un rôle important en aidant ces dernières à assurer la défense et la sécurité du pays. Au fil du temps, elle a répondu sur le plan opérationnel à des besoins nationaux et internationaux. Au XXe siècle, l’importance des forces de réserve du Canada a été manifeste pendant les deux guerres mondiales et lors de toute une gamme d’autres déploiements effectués à l’appui des Nations Unies et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Récemment, entre 2001 et 2014, les forces de réserve ont fourni à certains moments jusqu’à 20 p. 100 du personnel nécessaire aux opérations des FAC en Afghanistan. En se fondant sur cette histoire et sur une évaluation des besoins à venir, la politique de défense la plus récente du Canada reconnaît et souligne la nécessité d’une intégration accrue de la Force de réserve et de la Force régulière.

Les forces de réserve du Canada sont constituées de plusieurs composantes. Tout d’abord, la Première réserve comprend des unités de la Marine, de l’Armée de terre, de la Force aérienne et des Services de santé ainsi que des membres de la profession juridique et des forces d’opérations spéciales, qui relèvent toutes d’un commandement d’armée. La Première réserve peut exécuter ou renforcer diverses opérations après avoir reçu un préavis plus ou moins court, selon que la mission à remplir est nationale ou internationale. Les unités peuvent avoir à assumer des rôles spécialisés leur étant confiés par leur armée. Outre qu’elle a la capacité de répondre à ces demandes, la Première réserve établit un lien entre les FAC et les collectivités canadiennes et elle met l’accent sur le civisme en offrant à ses membres la possibilité de servir leur pays. En second lieu, il y a les Rangers canadiens; ils sont les seuls à garantir la présence continue des FAC dans les régions reculées du pays, où ils fournissent des services de surveillance et de patrouille. En troisième lieu, il y a la Réserve supplémentaire. Elle se compose actuellement de membres inactifs ou à la retraite des FAC (Force régulière et Réserve) qui sont disposés et aptes à servir jusqu’à l’âge de 60 ans. Chacun ne peut servir dans la Réserve supplémentaire que pendant cinq ans, à cause de ce que l’on appelle l’« érosion des compétences ». Enfin, le Service d’administration et d’instruction des organisations de cadets (SAIOC) réunit des officiers et des militaires du rang qui instruisent les cadets et administrent le mouvement canadien des cadets et des rangers juniors.

Photo du MDN YK-2017-018-005 par le maître de 2e classe Belinda Groves.

Un membre du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens quitte le camp de base pour patrouiller pendant l’opération Nunalivut 17 à Hall Beach, au Nunavut, le 1er mars 2017.

La politique Protection, Sécurité, Engagement définit l’intégration de la Réserve comme étant la création d’une « capacité à temps plein à l’aide d’un service à temps partiel4 ». Cette intégration de la Réserve a d’importantes conséquences pour tous les membres des FAC. Elle se compare à une « rue à double sens ». La création d’une capacité à temps plein avec les ressources de la Réserve sous-tend les efforts qui visent à améliorer les capacités opérationnelles des FAC pour affronter les défis de sécurité d’aujourd’hui et de demain. Pour atteindre cet objectif, cette même politique fait entrevoir une transition vers des FAC très intégrées — une force totale. Par ailleurs, la notion d’intégration évoque une Force de réserve appuyant de plus en plus la production de résultats opérationnels et fournissant une capacité à temps plein avec un service à temps partiel, et elle s’accompagne de l’élaboration de politiques et de programmes intégrés qui soutient le rôle en devenir de la Force de réserve. L’intégration favorisera la prévisibilité de la croissance organisationnelle et de l’harmonisation avec les nouvelles capacités, à mesure que le Canada s’adaptera à la nature changeante de la guerre5. L’intégration de la Réserve pourrait un jour ouvrir un cheminement de carrière « adaptatif » ou « spécial », car tous les membres des FAC auraient alors des conditions de service « portables » qui prendraient en compte le degré d’engagement et le temps qu’ils seraient à même de fournir à l’institution.

Afin de faciliter cette évolution institutionnelle et opérationnelle, l’élaboration des politiques et des processus à l’échelle de toutes les FAC sera un jour harmonisée pour les membres de la Force régulière et de la Force de réserve et elle favorisera l’intégration institutionnelle des capacités de ces deux forces. Par conséquent, à titre de conseiller principal de la Force de réserve, le CRAE demeure branché et informé en ce qui concerne les activités continues des FAC. Cela lui permet de suivre l’évolution des questions liées à la Réserve et d’offrir une aide ciblée ainsi que des conseils d’experts et des politiques pour favoriser l’intégration de l’institution.

Photo du MDN ET2017-0424-17 par le caporal Blaine Sewell.

Une compagnie d’intervention nationale composée de réservistes basés en Colombie‑Britannique lutte contre un incendie près de Riske Creek, en C.‑B. au cours de l’opération Lentus 17-04, le 17 août 2017.

Soutenir la conservation des effectifs : garder la Force

Le CRAE fournit des services de secrétariat, y compris des officiers de liaison; il offre aussi un rôle de supervision au Conseil de liaison des Forces canadiennes (CLFC) et de son réseau de bénévoles civils, et il en fait la surveillance. Cette organisation, qui comprend un conseil national et des conseils provinciaux qui l’appuient, fait connaître aux employeurs les avantages qu’il y a à soutenir les réservistes. Elle mène aussi d’autres activités de conservation des effectifs et de soutien allant dans le sens des attentes des dirigeants supérieurs des FAC et du ministère de la Défense nationale (MDN). Le CRAE collabore avec le CLFC, avec son réseau de bénévoles et avec les responsables de la mise sur pied des forces pour mettre en œuvre le programme ExecuTrek — qui permet aux employeurs de voir ce que les réservistes font — et pour réaliser des projets de sensibilisation du public, y compris des programmes et des prix de remerciement destinés aux employeurs. En outre, il s’intéresse à tout un éventail d’activités d’appui des employeurs, par exemple les suivants : le Programme d’aide aux réservistes, qui offre un service de prévention ou d’atténuation des différends et peut intervenir entre les réservistes, leur employeur ou un établissement d’enseignement; le Programme d’appui des unités de la Réserve, qui procure aux réservistes les ressources voulues pour acquérir l’appui des employeurs et des établissements d’enseignement locaux; le Programme de dédommagement des employeurs de réservistes (PDER)6.

Ce dernier programme s’est avéré très utile lorsqu’il s’est agi de permettre à des réservistes de satisfaire à leurs engagements opérationnels. En effet, le PDER fournit un soutien financier aux employeurs civils et réservistes travailleurs autonomes prenant part à des opérations au Canada et à l’étranger. Les demandeurs admissibles reçoivent une somme forfaitaire sous la forme d’une subvention — après le départ de l’employé réserviste en déploiement. Les frais de fonctionnement remboursables de la subvention sont notamment ceux-ci : le coût de la formation ou de l’embauche d’employés de remplacement; un dédommagement pour l’accroissement du nombre d’heures supplémentaires accomplies par les employés existants; la baisse de revenus; la réorganisation des activités rendue nécessaire pour atténuer l’effet de la réduction du personnel.

En outre, le Chef — Réserves et appui à l’employeur entretient, de concert avec le CLFC, des relations avec des groupes internationaux et nationaux qui encouragent les employeurs à soutenir les réservistes. Un groupe particulièrement en vue est constitué des pays qui se réunissent dans le cadre de la Conférence internationale sur l’appui des employeurs aux réservistes (ICESR). Il s’agit d’un groupe informel de pays partageant des intérêts communs relatifs aux possibilités militaires et nationales des forces de réserve. La Conférence a lieu tous les deux ans depuis le milieu des années 1990, dans un pays différent chaque fois. La plupart des pays membres appartiennent à l’OTAN, et la dernière conférence s’est tenue à Washington, D.C., en 20197.

Dans l’ensemble, le Chef — Réserves et appui à l’employeur (CRAE), aidé par des personnes-ressources du monde des affaires et des établissements d’enseignement membres du CLFC, facilite l’obtention de l’appui des employeurs au profit des réservistes allant participer à des opérations et à des programmes d’entraînement des FAC. Cela fait en sorte qu’à l’échelle des FAC, les activités d’appui aux employeurs sont bien planifiées, coordonnées et commanditées au sein de l’institution intégrée. Parallèlement à ces efforts, le CRAE et ces personnes-ressources veillent à ce que les obstacles au service des réservistes soient réduits tant sur le marché de l’emploi que dans les établissements d’enseignement. Ce travail doit soutenir les efforts de la chaîne de commandement et leur faire complément afin d’accroître la disponibilité des réservistes pour l’instruction et les opérations, tout en favorisant le maintien des réservistes qualifiés à l’effectif. Récemment, le CRAE a aussi assumé un rôle de chef de file dans le cadre d’un programme particulier lancé par le greffier du Conseil privé il y a plusieurs années, programme qui contribue à l’embauche de membres de la Force de réserve dans la fonction publique8.

Photo du MDN RP002-2016-0040-394 par le caporal-chef Andrew Davis.

Le caporal Miguel Jacques, réserviste du Régiment de la Chaudière déployé au sein de la Force opérationnelle terrestre dans le cadre de l’opération Reassurance, couvre une évacuation sanitaire aérienne pendant l’exercice Anakonda à Wędrzyn en Pologne, le 13 juin 2016.

En apprendre auprès de nos alliés et de nos partenaires étrangers : enrichir notre savoir

Le Chef — Réserves et appui à l’employeur gère, pour toute la Réserve, la présence de membres de celle-ci dans les forums internationaux qui soutiennent des volets des programmes d’instruction et de perfectionnement des FAC. Cette présence prend deux formes : 1) la participation aux travaux de divers comités et sous-comités; 2) la participation à des cours internationaux ou à des forums professionnels par des réservistes choisis et parrainés à cette fin. Ensemble, la formation et le perfectionnement professionnel de réservistes, les liens établis avec des institutions et le savoir acquis à l’avantage de toutes ces activités profitent grandement aux FAC.

Les forums internationaux auxquels le CRAE encourage la participation sont le Comité des forces de réserve nationales (NRFC), la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) et son organisme partenaire, la Confédération interalliée des officiers médicaux de réserve (CIOMR). Ils font tous rapport, tous les ans, au Comité militaire de l’OTAN (MC) au sujet de leurs activités. Le NRFC a été créé en 1981, et 24 pays y sont représentés (l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, les États-Unis, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Turquie), ainsi que six pays observateurs (l’Australie, l’Autriche, la Géorgie, la Nouvelle-Zélande, la République de Corée et la Suède). Le Comité se réunit régulièrement, normalement tous les deux ans, et il entretient aussi des rapports avec d’autres instances militaires de l’OTAN, par exemple l’État-major militaire international, le Commandement allié Opérations et le Commandement allié Transformation. Ses principaux objectifs consistent à conseiller le MC de l’OTAN en matière de politiques, à procurer une tribune aux forces de réserve de l’OTAN pour qu’elles partagent des renseignements et des « pratiques exemplaires », et à entretenir des liens avec des organismes s’intéressant aux affaires de la Réserve, de manière à se tenir au fait des activités et des intérêts communs et à les comprendre. Le NRFC doit présenter un rapport annuel sur ses travaux au CM9.

La CIOR est indépendante du NRFC et elle représente les associations nationales d’officiers de réserve. Elle a été créée en 1948 et elle a été reconnue par l’OTAN en 1976; sa mission principale consiste à promouvoir les capacités et compétences des officiers de réserve, à fournir des conseils à ces égards au MC et à encourager les pays membres à développer leurs forces de réserve nationales. La CIOR se réunit elle aussi tous les deux ans et elle compte plusieurs sous-comités permanents, à savoir : 1) le Comité des stratégies indirectes et des questions de sécurité; 2) le Comité de la coopération civilo-militaire; 3) le Comité des compétitions militaires; 4) le Comité des affaires juridiques; 5) le Comité du Partenariat pour la paix et de la sensibilisation; 6) le Comité de l’Académie des langues; 7) le Comité des colloques; 8) le Comité des jeunes officiers de réserve. Le NRFC est un organisme de l’OTAN, mais la CIOR est affiliée à l’OTAN et elle reçoit de celle-ci un appui important qui comprend notamment des installations permanentes au siège de l’OTAN avec l’État-major militaire international10.

La CIOR a un organisme partenaire, à savoir la CIOMR, qui a été fondée en 1947 et qui représente les médecins militaires des forces de réserve des pays membres de la CIOR. Le rôle de la CIOMR consiste à resserrer les relations professionnelles avec les services médicaux des membres de l’Alliance et à promouvoir la compréhension des forces actives de cette dernière et la liaison avec elles11. Il existe une autre organisation digne de mention, qui n’a aucune relation officielle avec la CIOR : il s’agit de la Confédération interalliée des sous-officiers de réserve (CISOR) qui a été formée en 1963. Elle a pour mandat de contribuer au renforcement du professionnalisme et de l’efficacité des sous-officiers des pays membres, et certains pays de l’OTAN comptent parmi ses membres12.

Ces organisations contribuent fort utilement à mettre en exergue les questions intéressant la réserve et, surtout par l’intermédiaire du NRFC et de la CIOR, elles conseillent le MC de l’OTAN. Elles visent toutes à accroître la qualité des forces de réserve conformément aux politiques nationales sur ces forces. Elles constituent ainsi des tribunes nécessaires pour le partage des idées qui renforcent l’état de préparation des réserves, idées qui, accompagnées d’introspection, aident les FAC à mieux concrétiser leur vision de leur Force de réserve13.

Photo du MDN LS03-2017-1105-4330 par le caporal Djalma Vuong‑De Ramos

Des réservistes de l’Armée canadienne provenant de diverses unités de Montréal et de l’Ontario transportent des sacs de sable vers la digue à Pierrefonds, au Québec, dans le cadre de l’opération Lentus, le 11 mai 2017.

Action à l’échelle des FAC et action extérieure : favoriser le succès

La dynamisation des trois secteurs d’efforts décrits ci-haut nécessite le travail des cadres du groupe du CRAE et le travail du personnel qui gère les affaires de l’organisation et s’associe aux FAC et au MDN pour créer des liens internes. L’action au niveau national se concrétise avec la collaboration du CLFC, tandis que l’action à l’échelle mondiale a lieu par l’entremise de toute une gamme de possibilités de perfectionnement professionnel et par l’intermédiaire d’organisations et de comités internationaux, dont la plupart ont des liens avec l’OTAN.

Pour ce qui est de l’action interne, le Chef – Réserves et aide à l’employeur (CRAE) met l’accent sur les conseils qu’il fournit par l’intermédiaire de divers groupes de travail et de réunions d’entités permanentes. À cet égard, il concentre ses efforts, d’une part, à la prestation de conseils institutionnels au niveau stratégique, lesquels sont axés sur la mise en œuvre d’initiatives qui appuient la progression de la Force de réserve vers l’intégration – car certains de ces efforts se traduisent par des contributions au travail de création de capacités dirigé par le Chef – Développement de la Force et par les chefs d’état-major d’armée – et, d’autre part, sur l’élaboration de politiques au nom du Chef – Personnel militaire. Pour ce qui concerne l’action extérieure, le CRAE, soutenu par le CLFC, vise surtout à encourager l’établissement de liens entre les institutions et commandants de l’extérieur à de nombreux niveaux, principalement à celui des formations et aux paliers supérieurs. Le CLFC aide à créer le réseau, mais c’est le CRAE qui met sur pied les programmes de soutien de la Réserve d’une manière qui respecte l’intention des commandants à tous les niveaux. Au seuil le plus bas, cela est le fait des officiers de liaison et des adjudants-chefs régionaux qui travaillent de concert avec les commandants d’unité et les soutiennent. Au niveau suivant se trouvent les officiers de liaison régionaux (colonels ou capitaines de vaisseau), qui font de même avec les commandants de formation, notamment les commandants des groupes-brigades du Canada, de l’Armée de terre et des divisions, les commandants régionaux de la Réserve navale, ou ceux des escadres de l’ARC, tout dépendant de la région ou de la province. L’action à ces divers niveaux favorise la liaison et la communication entre les commandants compétents et les présidents provinciaux du CLFC dans tout le Canada, eux qui font partie du CLFC national. Le Chef – Réserves et appui à l’employeur collabore avec le président du Conseil national et avec les membres de ce dernier pour atteindre les résultats du programme. Tout au long de ce processus, les dirigeants supérieurs des FAC fournissent des lignes directrices sur ces objectifs, par l’intermédiaire du Chef – Réserves et appui à l’employeur.

En outre, le Chef — Réserves et appui à l’employeur fait fond sur les relations fructueuses établies à l’occasion du congrès de la CIOR présenté à Québec à l’été de 2018. Par ailleurs, il importe de souligner que le Canada a commencé à participer aux activités de la CISOR. La présence renouvelée et continue des FAC dans ces contextes en fait un chef de file au sein de ces organisations de la Réserve. Les efforts en ce sens se poursuivront, et la dotation se fera, aujourd’hui et demain, à la grandeur des forces de réserve. L’engagement sous l’égide de l’OTAN, par l’intermédiaire du NRFC, évoluera dans un même temps avec la Force de réserve du Canada.

Aspect important, un volet clé du travail du Chef – Réserves et appui à l’employeur consiste à contrôler, coordonner et fournir des conseils précis de la Réserve aux chefs supérieurs, à l’appui des objectifs de la Défense. Ce travail vise à contribuer à l’exécution fructueuse des initiatives décrites dans Protection, Sécurité, Engagement et à promouvoir les programmes de sensibilisation et de mobilisation des employeurs, conformément aux priorités du Ministère. Les dialogues que les dirigeants établissent avec de nombreux commanditaires communautaires, commerciaux et institutionnels du Canada importent tout autant. Dans les FAC, nous pouvons dire que « [...] nous partageons nos hommes et nos femmes avec leur famille » et que « [...] nous les partageons aussi avec leur employeur » [TCO]. Il est essentiel à notre réussite que nous communiquions avec ces intervenants14. Tous ces efforts doivent soutenir et dynamiser les FAC en tant qu’institution et la Force de réserve dans ce qu’elle doit pouvoir accomplir, c’est-à-dire combattre les menaces naturelles ou d’origine humaine au cours de nombreuses années à venir.

Photo du MDN LX02-2019-0025-272 par le caporal-chef Donnie McDonald.

Des membres de la Réserve navale et de l’Armée canadienne effectuent une reconnaissance dans les environs de Rockland et de Cumberland, en Ontario, pendant l’opération Lentus, le 3 mai 2019.

L’évolution vers une Force de réserve intégrée

À la fin des années 1990, peu après la fin de la guerre froide, il est devenu évident, aux yeux de la collectivité canadienne de la défense, que l’environnement de sécurité mondial avait profondément changé. Au-delà de ce constat, de malheureux incidents ont mis en cause les forces armées canadiennes en Somalie, au Rwanda et dans l’ancienne Yougoslavie et ont amené le gouvernement canadien à entreprendre un examen dirigé de l’appareil militaire national. Par conséquent, les dernières années de cette décennie ont donné lieu dans les forces armées à des réflexions et à des changements importants. Au cours de cette introspection s’est produit un examen du rôle et de l’organisation de la Force de réserve. À ce moment-là, celle-ci était encore façonnée par les exigences militaires de la guerre froide et par les fonds disponibles. Le tout dernier examen de la Réserve a sans doute commencé dans les années 1990 et il se poursuit encore à ce jour. L’intensité de cet examen a fluctué au gré des menaces grandissantes que les deux premières décennies du XXIe siècle ont comportées. Ces dernières se sont notamment caractérisées par la transformation des Forces armées canadiennes, par l’évolution de la politique de défense de notre pays et par les engagements militaires connexes du Canada au pays et à l’étranger, en particulier en Afghanistan, de 2002 à 2014. Maintenant qu’a été publiée, en 2017, le document intitulé Protection, Sécurité, Engagement : la politique de défense du Canada, le moment est venu d’apporter la dernière main à ces initiatives entreprises il y a longtemps, pour créer la Force de réserve qui relèvera les défis permanents que l’environnement de sécurité complexe pose au Canada, chez lui et à l’étranger.

Photo du MDN LE02‑2019‑0025‑01 par le caporal‑chef Brandon O’Connell.

Des pilotes d’hélicoptère CH‑146 Griffon du 408e Escadron tactique d’hélicoptères arrivent à l’aéroport de High Level pour aider la province de l’Alberta à maîtriser les feux de forêt pendant l’opération Lentus 19‑03, le 4 juin 2019.

Conclusion

La toute dernière politique de défense décrit une orientation claire à suivre pour modifier fondamentalement la façon dont les membres de la Force de réserve sont recrutés, entraînés, équipés et employés. Ce n’est pas là une mince affaire, car l’histoire du Canada relativement à l’apport de changements à sa Force de réserve ne regorge pas d’exemples de réussite durable15. Néanmoins, le Canada attend davantage de sa Force de réserve, vu la déclaration claire selon laquelle les Réserves contribueront à toute la gamme des opérations, tant au pays qu’à l’étranger. Dans le passé, la Force de réserve a fonctionné en adoptant une approche au cas par cas, ce qui a entraîné beaucoup d’incertitude quant à savoir si les réservistes seraient disponibles pour s’entraîner ou partir en déploiement. Cela doit changer; cela est en train de changer.

Les quatre principaux secteurs d’efforts du Chef – Réserves et appui à l’employeur, que nous avons explorés dans le présent article, sont conçus pour contribuer à la réalisation des objectifs énoncés dans le document Protection, Sécurité, Engagement – la politique de défense du Canada. Ce sont les suivants : 1) favoriser l’intégration institutionnelle; 2) soutenir la conservation des effectifs; 3) en apprendre auprès de nos alliés et de nos partenaires internationaux; 4) agir au sein de toutes les FAC et à l’extérieur de celles-ci; ils reposent tous sur le concept de l’intégration et sur les activités qui favorisent la concrétisation de ce dernier. Ces efforts du Chef – Réserves et appui à l’employeur aideront les FAC à construire, soutenir et maintenir en puissance une Force de réserve agile qui pourra s’engager fermement à participer aux opérations, ce qui accroîtra la capacité de nos forces armées de façon exponentielle. Ces mêmes efforts contribueront à créer une capacité d’employer pleinement les réservistes et de les envoyer en déploiement; ils accroîtront la possibilité d’exploiter la diversité canadienne grâce à la Force de réserve, et ils feront en sorte d’attirer des candidats spécialisés dotés des compétences voulues (d’une façon qui ne peut pas se faire dans la Force régulière). Ainsi, la Défense canadienne pourra se doter d’une Force de réserve intégrée sur laquelle le pays pourra compter pour produire une « capacité à temps plein à l’aide d’un service à temps partiel ».

Les auteurs remercient le brigadier-général Shawn Bindon, Directeur général – Réserves, et Mme Lindsay M. Coombs qui leur ont apporté des suggestions et ont révisé le présent article.

Photo du MDN par le caporal-chef Ken Galbraith.

Un véhicule blindé tactique de patrouille de la 5e Division du Canada de la BFC Gagetown sous le pont piétonnier Bill Thorpe pendant les opérations visant à approvisionner les troupes qui, dans le cadre de l’opération Lentus, s’efforcent d’endiguer l’inondation à l’intersection de l’allée Waterloo et de la rue Brunswick à Fredericton, au Nouveau‑Brunswick, causée par le débordement du fleuve Saint-Jean pendant le dégel printanier, le 23 avril 2019.

Notes

  1. Canada, ministère de la Défense nationale, Protection, Sécurité, Engagement : la politique de défense du Canada, juin 2017. Document consulté le 6 juin 2017 dans le site http://dgpaapp.forces.gc.ca/fr/politique-defense-canada/docs/rapport-politique-defense-canada.pdf, p. 67.
  2. Le groupe du Chef – Réserves et appui de l’employeur (CRAE) comprend le chef – Réserves et appui de l’employeur, qui est un major-général ou un contre-amiral; le Directeur général – Réserves et appui de l’employeur, qui est un brigadier-général ou un commodore; un personnel administratif qui soutient la structure. Il y a trois directeurs qui, avec leur personnel, remplissent les tâches du Chef – Réserves et appui de l’employeur. Ce sont les suivants : 1) le Directeur – Réserves, qui est un colonel ou un capitaine de vaisseau et qui surveille et coordonne les conseils relatifs à la réserve donnés aux organisations responsables dans l’ensemble de l’appareil militaire canadien; 2) le Directeur exécutif – Programmes d’appui de l’employeur, qui est un cadre supérieur qui fournit un soutien et une supervision au Conseil de liaison des Forces canadiennes et mène des activités de soutien et de conservation des effectifs auprès des employeurs; 3) le Directeur – Promotion de la Réserve à l’étranger, qui est un colonel ou un capitaine de vaisseau et qui, avec un certain nombre d’employés, gère les engagements internationaux de la Réserve dont d’autres instances ne s’occupent pas déjà. Les membres de l’équipe du CRAE comptent des réservistes à temps plein ou partiel et des fonctionnaires civils.
  3. Toutes les fonctions du CRAE se répartissent entre quatre grands secteurs d’efforts concrétisés par un engagement interne et extérieur sur le plan opérationnel. Ces quatre secteurs sont les suivants : 1) favoriser l’intégration institutionnelle; 2) soutenir la conservation des effectifs; 3) en apprendre auprès de nos alliés et de nos partenaires internationaux; 4) soutenir le commandement, veiller aux communications stratégiques (STRATCOM) et gérer les activités. Le dernier secteur correspond à une fonction de gestion et de soutien interne, qui est nécessaire au Chef – Réserves et aide à l’employeur, mais qui n’est pas nécessairement liée à l’aide ou aux conseils fournis aux dirigeants supérieurs. Par conséquent, il n’est pas examiné en profondeur dans le présent article. Voir Canada, ministère de la Défense nationale, « Plan d’activités du Chef – Réserves et aide à l’employeur (CRAE) pour les AF 2020-2021 à 2022-2023, 3e version (20 février 2020) ».
  4. « Les tâches et les calendriers de la Force de réserve varient d’une personne à une autre. Certaines personnes offrent quelques jours de service par mois, alors que d’autres offrent leur service à temps plein. Cette souplesse permet aux Canadiens de servir leur pays selon leurs préférences. La capacité à temps plein avec un service à temps partiel demandera aux unités et aux formations de la Réserve de regrouper les contributions de ces membres des Forces armées canadiennes à temps partiel afin de fournir une capacité de disponibilité opérationnelle définie de 24 heures sur 24, sept jours par semaine, en fonction des nouveaux rôles améliorés qui leur sont assignés. Ce modèle permettra aux réservistes de conserver un équilibre entre leur vie civile enrichissante et leur profession, et ce, tout en offrant un service valable militaire à temps partiel qui améliore l’efficacité générale des Forces armées canadiennes. » Canada, ministère de la Défense nationale, Protection, Sécurité, Engagement : la politique de défense du Canada, juin 2017, p. 68. Document consulté le 6 juin 2017 dans le site http://dgpaapp.forces.gc.ca/fr/politique-defense-canada/docs/rapport-politique-defense-canada.pdf.
  5. Voir Canada, ministère de la Défense nationale, Commandement des opérations interarmées du Canada, « Pan-Domain Force Employment Concept (PFEC) (Ébauche, 9e version, modificatif 1.2) », 2019.
  6. Afin d’en savoir plus sur ces programmes, voir Canada, ministère de la Défense nationale, « Soutenir les réservistes et les employeurs ». Document consulté le 1er mai 2020 dans le site https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/services/avantages-militaires/soutenir-reservists-employeurs.html.
  7. Paul Earnshaw et John Price, « Employer support for reserves: Some international comparisons of reserve capabilities », dans Australian Defence Force Journal, no 185, juillet-août 2011, p. 45. Document consulté le 26 mai 2018 dans le site https://www.defence.gov.au/adc/adfj/Documents/issue_185/185_2011_Jul_Aug.pdf.
  8. Bien que le CRAE puisse atténuer les obstacles institutionnels à l’intention du Greffier pour encourager l’embauche de réservistes par la fonction publique du Canada, le recrutement et l’embauche même incombent à d’autres entités au MDN ou dans l’appareil gouvernemental, par le biais des processus d’embauche normaux.
  9. OTAN, « Digithèque : Forces de réserve », n.p. Document consulté le 26 mai 2018 dans le site https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_69345.htm; OTAN, Comité militaire de l’Atlantique Nord, Secrétaire général, document joint à la « Décision finale sur le MC 0392/1 – Directive du Comité militaire relative au Comité des forces de réserve nationales (CFRN) », 27 juillet 2012, p. 3.
  10. OTAN, « Digithèque : Forces de réserve », n.p. Document consulté le 26 mai 2018 dans le site https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_69345.htm; OTAN, Comité militaire de l’Atlantique Nord, Secrétaire général, document joint à la « Military Decision on MC 441/2 NATO Framework Policy on Reserves », 19 janvier 2012, par. 18; OTAN, Comité militaire de l’Atlantique Nord, Secrétaire général, document joint à la « Décision finale sur le MC 0248/2 – Relations entre l’OTAN et la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) », 27 juillet 2012, p. 4. Fait intéressant, la plupart des forces de réserve ont une association nationale des officiers de réserve, mais ce n’est pas le cas au Canada. Le Chef — Réserves et appui à l’employeur représente le Canada auprès de ces tribunes au lieu d’une association.
  11. OTAN, « Digithèque : Forces de réserve », n.p. Document consulté le 26 mai 2018 dans le site https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_69345.htm.
  12. Voir « CISOR », n.p. Document consulté le 31 mai 2018 dans le site de la CIOMR; courriel provenant du secrétariat du NRFC et daté du 18 juin 2018 [l’auteur l’a en sa possession].
  13. OTAN, Comité militaire de l’Atlantique Nord, Secrétaire général, document joint à la « Décision finale sur le MC 0248/2 – Relations entre l’OTAN et la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) », 27 juillet 2012, p. 4.
  14. Voir Jody A. Hudec, « Deux fois citoyen, deux fois employeur », dans Revue militaire canadienne, vol. 6, n3, Automne 2005, p. 84 et 85.
  15. Voir major-général Éric Tremblay et Howard G. Coombs, « Les réserves des Forces armées canadiennes — Quo vadis? », dans Revue militaire canadienne, vol. 16, n3, été 2016, p. 6 à 28.